La périménopause n’est pas “dans votre tête”, elle impacte votre corps, vos émotions, votre système hormonal et votre identité tout entière. Découvrez comment la thérapie peut vous aider.
Vous vous demandez pourquoi vous êtes si irritable, si fatiguée, vous ne vous reconnaissez plus : vous pleurez devant une pub pour croquette pour chat ou encore vous passez du rire, aux larmes, à une explosion de colère en une fraction de seconde ? Bienvenue dans l’ouragan de la périménopause !
Si cela résonne, sachez que vous n’êtes pas seule.
Parce que vous ne voulez plus entendre «Mais c’est juste l’âge », parce que ce tabou autour de la ménopause et de la périménopause n’a que trop duré : non la périménopause n’est pas dans votre tête c’est un phénomène réel qui impacte votre corps, vos émotions, votre système hormonal et votre identité toute entière.
Mais au fond… c’est quoi la périménopause ?
La périménopause est la grande transition qui prépare votre corps à la ménopause autrement dit, cette étape se situe autour de la ménopause… même si beaucoup la confondent encore avec cette dernière.
Et c’est normal : même si on en parle enfin un peu plus, pour beaucoup de femmes, le terme reste flou, presque nouveau.
Pourtant, la ménopause n’est qu’un instant précis ; celui où les règles ont disparu depuis 12 mois.
La périménopause, elle, est tout le chemin qui y mène. Un chemin qui peut durer quelques mois… ou s’étendre sur près de 11 ans. Pour la plupart, cette phase transitoire se déploie sur quatre à cinq ans.
Le vrai coût mental de la périménopause (celui dont personne ne parle)
Tout le monde parle des bouffées de chaleur, mais quid des bouleversements émotionnels, de l’humeur, de l’anxiété ?
Car la périménopause c’est aussi :
- de l’irritabilité
- des nuits hachées qui minent votre stabilité émotionnelle
- de l’anxiété qui surgit là où on ne l’attend pas
- une tristesse diffuse sans cause apparente
- une colère qui déborde avant même que vous n’ayez le temps de la voir venir
- ce brouillard mental, ces trous de mémoire qui vous déstabilisent,
- et une libido… qui semble avoir pris un aller simple sans retour
Un nombre croissant de femmes entre 40 et 50 ans racontent se sentir submergées, anxieuses, tristes ou traversées par une colère qu’elles ne s’expliquent pas toujours. Certaines voient réapparaître une anxiété ou une dépression qu’elles croyaient derrière elles. D’autres ont la sensation de perdre pied pour la première fois, comme projetées dans un paysage émotionnel qui leur été jusqu’à lors inconnu.
La périménopause s’infiltre dans votre quotidien souvent sans diagnostic, trop souvent minimisée et banalisée :
- « C’est sûrement le stress. »
- « C’est rien, vous vieillissez. »
- « C’est ça la quarantaine . »
Ce que la science confirme enfin et que vous méritez de savoir
Le 27 mars 2026, la Fédération Internationale de Gynécologie et Obstétrique (FIGO) a publié ses toutes premières recommandations officielles sur la santé mentale en périménopause. Et ce qu’elles disent mérite d’être lu par toutes les femmes qui se demandent encore « mais qu’est-ce qui m’arrive ? »
L’anxiété, la dépression, les sautes d’humeur ne sont pas des défauts de caractère : Ce sont des événements neurobiologiques documentés. L’œstrogène et la progestérone influencent directement la sérotonine, le GABA et la dopamine les neurotransmetteurs qui régulent votre humeur, votre calme, votre joie. Quand vos hormones fluctuent, ces messagers chimiques fluctuent avec eux. Ce n’est pas dans votre tête. C’est dans votre biologie.
Jusqu’à 68 % des femmes vivent des symptômes dépressifs en périménopause : La FIGO le documente : entre 45 % et 68 % des femmes expérimentent une intensification des symptômes dépressifs durant cette période. Et la plupart d’entre elles s’entendent dire que c’est « juste le stress », « juste la fatigue », « juste l’âge ».
Si vous avez des antécédents de dépression, vous faites partie des femmes les plus vulnérables : les femmes sans historique dépressif ont un risque de 28 % de développer un épisode dépressif en périménopause. Pour celles qui ont déjà traversé une dépression, ce risque monte à 59 %.
Cette information, vous avez le droit de l’avoir. Et vous avez le droit d’être suivie par quelqu’un qui la connaît.
Si votre médecin ne fait pas le lien entre vos hormones et votre santé mentale en ce moment : vous méritez mieux.
Source : FIGO Best Practice Recommendations — Mental Health in Perimenopause and Menopause, 27 mars 2026 https://obgyn.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/ijgo.70943
Mais pourquoi tous ces symptômes ?
Pendant la périménopause, les ovaires se mettent peu à peu à produire moins d’œstrogènes et de progestérone.
Le cerveau, quant à lui, ne comprend pas immédiatement cette baisse : il tente de relancer l’activité ovarienne en envoyant des signaux qui créent des déséquilibres, des bouffées de chaleur et une thermorégulation complètement déréglée.
Et ces hormones qui fluctuent ne sont pas anodines :
L’œstrogène qui influence la sérotonine et la dopamine, ces messagers du bien-être chute ou oscille sans prévenir.
La progestérone, quant à elle, ce “calmant naturel” qui adoucit l’humeur et soutient le sommeil, décline également.
Le résultat ? Une sensibilité accrue au stress, des nuits perturbées, une émotivité à fleur de peau, et cette impression d’être sur des montagnes russes émotionnelles.
Ces variations hormonales ne sont pas “dans votre tête” : elles transforment réellement ce que vous ressentez, votre façon de penser et même votre manière de réagir au monde.
Et contrairement à l’idée d’une lente descente régulière, les hormones ne diminuent pas de manière linéaire. Elles montent, descendent, remontent parfois de façon spectaculaire.
Si bien que même votre cerveau, pourtant d’une incroyable capacité d’adaptation, a du mal à retrouver un nouveau point d’équilibre.
Comment la thérapie peut vous aider ?
Vous l’aurez compris la périménopause est une réelle traversée émotionnelle, corporelle; identitaire : un changement profond.
Et c’est exactement là que mon accompagnement peut vous soutenir.
En séance, nous explorons ensemble comment :
- Mettre des mots sur ce chaos : vous pouvez tout dire, sans avoir besoin de minimiser. Sans se dire “il y a pire”.
- Comprendre votre système émotionnel : comment votre système nerveux réagit aux hormones, pourquoi certaines journées semblent impossibles, quels mécanismes de survie (contrôle, sur-adaptation, hypervigilance) se réveillent,comment réguler votre intensité émotionnelle
- Revenir dans votre corps, dans l’ici et maintenant plutôt que dans votre mental saturé :
- Redéfinir qui vous devenez : car la périménopause n’est pas une fin en soit c’est une mue : nous pourrons au fur et à mesure revisiter vos besoins, vos limites, vos fonctionnements?
Vous n’êtes pas en train de perdre pied. Vous êtes en train de changer.
Et comme tout changement profond, cela demande un espace, une présence stable, un soutien réel.
Si cette période réveille des choses trop lourdes,
si vous avez l’impression de naviguer seule,
si vous ne vous reconnaissez plus…
Vous n’êtes plus seule.



