Vous vous levez le matin avec déjà dix choses en tête…

Le rendez-vous médical à prendre pour les enfants, la réunion de travail à préparer. Le dîner de ce soir, la liste de courses, le message auquel vous n’avez pas encore répondu, la culpabilité d’avoir crié hier soir.

Et quelque part, tout au fond, cette question qui revient parfois, souvent le soir, quand tout le monde dort enfin :  Est-ce que c’est ça, ma vie ? Rien de plus ? 

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez une chose : vous n’êtes pas seule.

Ce que je vois le plus souvent en cabinet, ce sont des femmes qui donnent tout. À leurs enfants, à leur travail, à leur couple, à leurs parents vieillissants, à leurs amies. Des femmes généreuses, engagées, consciencieuses et épuisées.

Des femmes qui fonctionnent comme une cocotte-minute sous pression permanente. Qui tiennent, qui gèrent, qui avancent. Jusqu’au jour où quelque chose lâche.

Ce que personne ne vous a dit sur votre cerveau : 

Il y a quelque chose d’important à comprendre et qui change tout.

Votre cerveau est programmé pour repérer ce qui ne va pas. C’est un mécanisme de survie millénaire. Le neuropsychologue Rick Hanson l’appelle l’effet Velcro-Téflon : les expériences négatives collent, les expériences positives glissent.

Ce n’est pas un défaut. Ce n’est pas votre caractère. C’est neurologique.

Mais voilà ce que ce mécanisme produit dans une vie surchargée : vous traversez des journées entières sans enregistrer ce qui était bien. Pas parce que rien ne l’était. Parce que votre cerveau était occupé ailleurs à anticiper, à prévoir, à gérer, à résoudre des problèmes …

Et à force de ne voir que ce qui manque, ce qui reste à faire, ce qui n’a pas fonctionné : on finit par perdre le fil de ce qui compte vraiment. On finit par se perdre soi-même.

Femme en burn out

La gratitude n’est pas ce que vous croyez : 

Quand on parle de gratitude, beaucoup de femmes lèvent les yeux au ciel. Elles ont raison.

Parce que la gratitude qu’on leur a vendue, celle des citations inspirantes et des carnets pastel,  n’a rien à voir avec ce dont je parle ici.

La gratitude comme outil thérapeutique, ce n’est pas se forcer à positiver. Ce n’est pas nier ce qui est difficile, ni faire semblant que tout va bien quand ce n’est pas le cas.

Comme le dit le psychiatre Christophe André : « La gratitude nous rend plus forts et nous donne une conscience des ressources extérieures plus grandes que nos seules ressources intérieures. »

C’est précisément ça qui change tout pour les femmes épuisées. Pas un regard rose sur la vie. Mais une reconnexion à ce qui nourrit, à ce qui est déjà là, et qu’on ne voit plus.

Florence Servan-Schreiber, auteure du best-seller 3 kiffs par jour, le formule simplement : un kif, c’est un événement, une rencontre, une sensation ou une image qui nous fait du bien sur le moment et pour lequel nous allons éprouver de la gratitude. Savoir le repérer est l’un des moyens dont l’efficacité a été démontrée par les recherches en laboratoire pour traverser la vie avec plus de confiance et de satisfaction.

Trois kiffs par jour. Pas trois grandes joies. Trois petites choses remarquées.

 

En effet la gratitude est l’un des outils les mieux documentés en psychologie positive. Pas par des coachs de bien-être, mais par des chercheurs en laboratoire.

Les études montrent que les personnes qui pratiquent la gratitude régulièrement sont dans l’ensemble plus heureuses, ont plus d’énergie, sont plus confiantes. Elles résistent mieux à la dépression, à l’anxiété, à la solitude.

Une méta-analyse portant sur de nombreuses études confirme que la pratique de la gratitude est associée à une plus grande satisfaction de vie, une meilleure santé mentale, et moins de symptômes d’anxiété et de dépression.

Mais ce qui m’intéresse en tant que thérapeute, ce n’est pas seulement les chiffres. C’est ce que je vois en cabinet.

Des femmes qui, après quelques semaines de pratique régulière, commencent à ralentir. À remarquer. À se souvenir qu’elles existent en dehors de leur liste de tâches. Pas parce que leur vie a changé, mais  parce que leur regard a changé.

Pourquoi c’est difficile d’être dans la gratitude quand on est épuisée : 

Je veux être honnête avec vous sur un point important.

Quand on est vraiment à bout, quand le baromètre intérieur est dans le rouge depuis longtemps, voir ce qui est bien demande un effort que l’on n’a parfois plus. Et dans ces moments-là, un outil comme la gratitude ne suffit pas. Il faut d’abord déposer la charge, comprendre d’où vient l’épuisement, retrouver un espace pour soi.

C’est le travail que l’on fait en thérapie.

La gratitude vient ensuite ou en parallèle. Comme un entraînement quotidien, léger, qui accompagne le chemin.

Une expérience simple, pour commencer maintenant : 

Si vous voulez tenter quelque chose de concret, voici ce que je vous propose.

Une question, chaque jour :
Quelle est une chose pour laquelle je peux dire merci aujourd’hui ?

Une seule. Pas trois, pas dix. Une.

Ça peut être la chaleur du soleil sur votre peau. Une conversation qui a fait du bien. Votre corps qui vous a portée. Un moment de silence volé entre deux réunions.

Ce qui compte, ce n’est pas la taille de la chose. C’est l’attention qu’on lui porte. C’est le fait de s’arrêter, même trente secondes, pour remarquer que quelque chose était bien.

C’est ça, relâcher un peu la pression de la cocotte-minute.

Comment la thérapie peut aider ?

Là où la charge mentale vous pousse à anticiper sans fin, la thérapie vous ramène à vous-même.
Là où la vie vous dit « donne encore », la thérapie vous invite à sentir ce dont vous avez besoin, ici et maintenant.

Parce que vous n’avez pas besoin d’être réparée.
Vous avez besoin d’être accueillie.

En séance, nous explorons ensemble comment :
— Reconnaître vos émotions avant qu’elles ne débordent.
— Identifier vos limites et oser les poser.
— Retrouver une conscience corporelle, sensorielle, vivante.
— Réapprendre à exister en dehors de vos rôles.
— Vous reconnecter à votre énergie, votre souffle, votre joie.

Parce que la thérapie n’est pas un luxe pour celles qui vont mal.
C’est un espace pour celles qui veulent enfin aller mieux.

Vous méritez de ne plus porter seule ce qui vous épuise.

Vous n’êtes plus seule,

Rencontrez-moi